Contexte
Au début des années 1930, la France subit les effets de la crise économique mondiale et connaît une forte instabilité gouvernementale sous la Troisième République. Ces changements répétés nourrissent la méfiance envers la vie politique.
Les ligues nationalistes sont des mouvements d’extrême droite, et non des partis classiques. Elles défendent des positions antiparlementaires et autoritaires ; certaines sont également antisémites. L’Action Française est monarchiste, tandis que les Croix-de-Feu rassemblent notamment d’anciens combattants. Ces mouvements valorisent un pouvoir fort.
Le 6 février 1934
L’Affaire Stavisky, scandale financier associé à Alexandre Stavisky et à des responsables politiques, accentue la colère et la défiance. Le 6 février 1934, une manifestation de ligues à Paris dégénère en affrontements près de la place de la Concorde et du Palais Bourbon. La violence fait de cet épisode un grave défi pour la République.
Conséquences
- La démission du gouvernement d’Édouard Daladier illustre la pression politique exercée dans la rue. À gauche, la crainte d’une menace fasciste favorise le rapprochement des socialistes et des communistes. Leur union antifasciste contribue à la formation du Front Populaire, qui remporte les élections de 1936.