Causes et déclenchement
En 1968, sous la présidence de Charles de Gaulle, la jeunesse conteste une société jugée traditionnelle et autoritaire. L’arrivée des jeunes du baby-boom entraîne une forte hausse des effectifs universitaires, tandis que les établissements sont surpeuplés et leurs règles de vie strictes. Le mouvement étudiant commence à Nanterre en mars. Le 3 mai, l’évacuation de la Sorbonne par la police déclenche des affrontements et des barricades dans le Quartier Latin.
Une crise étudiante, sociale et politique
La contestation s’étend des étudiants aux travailleurs : près de dix millions de personnes participent à la grève générale, qui paralyse le pays. Fin mai, le Premier ministre Georges Pompidou signe les Accords de Grenelle, qui prévoient une hausse de 35 % du salaire minimum. Des ouvriers rejettent l’accord et la grève continue. Le 30 mai, de Gaulle annonce la dissolution de l’Assemblée nationale ; ses partisans manifestent sur les Champs-Élysées.
Un héritage durable
En juin, le parti gaulliste remporte les élections. Pourtant, Mai 68 transforme durablement la société : davantage de libertés, des relations hiérarchiques moins rigides et une réforme de l’université favorisant la participation étudiante. En 1969, après la défaite à un référendum, de Gaulle démissionne.
- À retenir : l’échec électoral immédiat n’efface pas les changements sociaux et culturels du mouvement.