Une société inégalitaire et le début de la guerre
L’Algérie est organisée en départements français, mais sa population est profondément inégalitaire : les Pieds-Noirs, colons d’origine européenne, dominent largement la vie économique et politique, tandis que les musulmans algériens n’ont pas les mêmes droits. Le 1er novembre 1954, les attentats de la Toussaint Rouge, revendiqués par le FLN, ouvrent le conflit. Le FLN réclame l’indépendance ; la France envoie l’armée et parle longtemps d’« opérations de maintien de l’ordre » plutôt que de guerre.
La lutte associe guérilla et attentats du FLN à la répression française. La bataille d’Alger en 1957, marquée notamment par l’usage de la torture par l’armée, suscite de vives critiques.
La crise politique et l’indépendance
- En mai 1958, le soulèvement à Alger des Pieds-Noirs et de militaires opposés à des négociations précipite la chute de la IVe République. Charles de Gaulle revient au pouvoir et fonde la Ve République. En 1959, il propose l’autodétermination : les Algériens doivent choisir leur avenir. L’OAS, opposée à l’indépendance, mène des attentats.
- Les accords d’Évian sont signés le 18 mars 1962 et l’indépendance est proclamée le 5 juillet. La fin du conflit s’accompagne de l’exode de nombreux Pieds-Noirs et de violences subies par des Harkis, anciens auxiliaires algériens de l’armée française.