Contexte et émergence
Après la Seconde Guerre mondiale, les expériences des camps de concentration et de la bombe atomique accentuent l’angoisse et le pessimisme sur la nature humaine. À Paris, autour de Saint-Germain-des-Prés, une génération d’intellectuels, influencée par la phénoménologie, cherche une nouvelle morale. Sartre, Beauvoir et Camus deviennent des figures centrales de cette période.
Liberté et responsabilité
Pour l’existentialisme athée de Sartre, l’existence précède l’essence : l’être humain n’a pas de but prédéfini et se construit par ses actes. Sa liberté implique une responsabilité : il doit assumer ses choix et prendre part à la vie sociale. L’existentialisme chrétien, représenté notamment par Bernanos, partage les thèmes de la liberté et de l’angoisse, mais se distingue par la foi.
Engagement et divergence
- Sartre et Beauvoir défendent un engagement politique et social direct ; Sartre voit dans la littérature un moyen de transformer la société. Camus privilégie un humanisme solidaire et refuse de sacrifier l’être humain à une idéologie. Il défend une révolte collective contre le mal et rejette le totalitarisme. Leur désaccord porte notamment sur la violence révolutionnaire et les moyens employés au nom d’une cause ; il devient public en 1952.